veille de carnage
de toi que garderai-je
un à un je suis
les mille et un chemins
de ses cheveux nuit
la montagne disparaît
les nuages font croire au ciel
le trait du trottoir
la jointure de la dalle
le pas de la porte
le ravin sans écho
le fantôme du fleuve
l’infini
j’ai les bras cousus de fil blanc
au détour du soir
un passage